BARTHES, BENJAMIN ET LA PHOTOGRAPHIE :   lectures pour le travail social

 Il s’agit de repartir de la photographie qui est nous dit le Robert : « un procédé technique permettant d’obtenir l’image durable des objets, par l’action de la lumière sur une surface sensible. » La photographie est un art qui naît au XIXème siècle mais qui ne prend à cette époque qu’une forme documentaire. Elle naît chez DAGUERRE et BAYARD dans une opposition constante entre le documentaire et la valeur documentaire d’une part pour DAGUERRE et son associé NIEPCE dont le prénom était Nicéphore…, et d’autre part dans une valeur artistique et esthétique chez BAYARD. Elle pose d’emblée le rapport de la main à la chose représentée, et donc les rapports du corps aux objets. Dès sa naissance, les modernes insistent sur l’importance de la mécanisation comme moyen d’accroître le mécanisme de la représentation et donc son efficacité. Les antimodernes estiment que l’image puise son essence dans l’homme. Avec la photo, on passe de l’outil, et de l’outil tenu par la main, à la machine. En ce sens, la photographie est indissociable de la naissance de la société industrielle, de la ville et du socialisme, de la question sociale et donc sans doute du travail social. En ce sens aussi, la photographie est au cœur de la modernité et mon intervention va tenter d’essayer d’articuler de manière analogique la modernité de la photographie et donc les débats que cette modernité provoque avec les débats de la modernité du travail social.

 

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