Lettre à Daniel ARASSE

Daniel ARASSE,

 Votre nom a longtemps été pour moi, soit depuis le début de la mise en place du laboratoire Nicéphore, celui d’un historien d’art singulier, car non académique.

J’ai ainsi été amené à travailler sur trois de vos ouvrages : Le détail : Pour une histoire rapprochée de la peinture ; Le sujet dans le tableau : Essais d’iconographie analytique ; et, On n’y voit rien. Ces livres m’ont permis de réfléchir à de nouvelles approches de la peinture en lien avec notre préoccupation centrée sur la question de la représentation.

Et puis, le 19 janvier 2004, juste avant de me rendre à une réunion préparatoire à nos secondes journées consacrées à Michel de CERTEAU, j’ai appris votre mort, qui datait exactement du 14 décembre 2003. J’ai été surpris par l’émotion qui m’a alors saisi : il y avait, bien sûr, la tristesse d’apprendre la mort d’un homme dont la pensée m’importait ; mais aussi, ce sentiment d’étrangeté, lié au fait de l’apprendre avec un mois de décalage ; ce sentiment, habituellement, s’éprouve lorsqu’on est averti avec retard de la disparition d’un proche. J’ai su alors, que la lecture de vos livres m’avait certainement plus impressionné que je ne m’en étais douté. Et, ce qui se mit à prédominer, c’était la sensation douloureuse d’un dialogue interrompu. …

 

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Categories: Accès libre, Ouvrage

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