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  • Question : Mais que font les travailleurs sociaux ?   Réponse : Ils sont en représentation.   Commentaire : J’hallucine. – Jean Robin

    Le titre de cette intervention, je l’ai écrit le 15 juillet 2004, suite à la décision que nous avions prise au Collège Coopératif, un peu sous mon impulsion, de travailler sur Roland BARTHES. Et donc depuis ce 15 juillet 2004 je suis encombré par ce titre, qui tourne en boucle depuis pratiquement un an maintenant, et dont j’espère arriver à me débarrasser enfin, aujourd’hui, devant vous. Dans un premier temps, en introduction, je vais essayer de vous dire comment je suis arrivé à ce titre. Puis je vous proposerai, pour le déroulement de l’exposé, trois parties :

    –    Une première partie qui concernera le terme d’hallucination.

    –    Une seconde partie centrée sur la question de la représentation – à partir de la photographie – dans l’œuvre de Roland BARTHES.

    –    Une troisième partie qui constituera une reprise, avec une hypothèse de réponse, de la question « mais que font les travailleurs sociaux ? »

    En conclusion, je vous proposerai la lecture de deux textes littéraires qui m’importent pour l’ensemble de cette réflexion.

     

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  • Pour une petite histoire du regard sur la souffrance et la misère humaine: Quelques conséquences pour le travail social – Jocelyne Huguet-Manoukian

    En lisant le livre de R. BARTHES «  La chambre claire » c’est tout un monde de découvertes, d’interrogations, de perplexités, de désirs, de moments de lumières et d’obscurité qui s’est ouvert sous mes yeux. Ce travail a été passionnant et difficile. Il m’a permis de considérer la photographie de moins en moins à partir de l’image et de sa technique pour  l’envisager d’abord comme un regard. Ce n’est plus immédiatement l’image en elle même qui m’a interrogée mais le regard posé sur l’objet photo, sur l’événement dont elle atteste et la manière dont nous sommes éventuellement tributaires de ce regard. Car si la photographie à ses débuts fait peur à la peinture c’est qu’elle relègue la noblesse du travail de la main derrière la manipulation d’un appareil qui réagit au doigt et à l’œil. Une nouvelle forme de sensibilité prend le pas sur une autre.

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  • BARTHES, BENJAMIN ET LA PHOTOGRAPHIE : lectures pour le travail social -Jean-Marc Berthet

     Il s’agit de repartir de la photographie qui est nous dit le Robert : « un procédé technique permettant d’obtenir l’image durable des objets, par l’action de la lumière sur une surface sensible. » La photographie est un art qui naît au XIXème siècle mais qui ne prend à cette époque qu’une forme documentaire. Elle naît chez DAGUERRE et BAYARD dans une opposition constante entre le documentaire et la valeur documentaire d’une part pour DAGUERRE et son associé NIEPCE dont le prénom était Nicéphore…, et d’autre part dans une valeur artistique et esthétique chez BAYARD. Elle pose d’emblée le rapport de la main à la chose représentée, et donc les rapports du corps aux objets. Dès sa naissance, les modernes insistent sur l’importance de la mécanisation comme moyen d’accroître le mécanisme de la représentation et donc son efficacité. Les antimodernes estiment que l’image puise son essence dans l’homme. Avec la photo, on passe de l’outil, et de l’outil tenu par la main, à la machine. En ce sens, la photographie est indissociable de la naissance de la société industrielle, de la ville et du socialisme, de la question sociale et donc sans doute du travail social. En ce sens aussi, la photographie est au cœur de la modernité et mon intervention va tenter d’essayer d’articuler de manière analogique la modernité de la photographie et donc les débats que cette modernité provoque avec les débats de la modernité du travail social.

     

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  • Le Travailleur Social entre quête et reconquête: Esquisse d’une réflexion – François Boursier

    Partir du constat, une fois de plus, de la crise du travail social et s’interroger avec Roland BARTHES sur l’impossible auquel nous renvoie la photographie et toute réflexion sur l’avenir du travail social. Dans le cadre de cette réflexion, au moment où nous parlons (et écrivons, c’est à dire l’année 2006) un évènement marque « la tribu » : « 7, 8, 9 : les Etats généraux du social ». De l’aveu de certains observateurs et acteurs, ce fût l’affaire « des anciens ». Les jeunes n’y étaient pas, sur le fond et sur la forme voilà un exemple caractérisé de ce que nous appelons communément : la crise de la transmission.

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  • L’ombre des travailleurs sociaux : les ambassadeurs et la transparence du malheur – Joël Cadière

    J’ai choisi deux images … plus précisément il s’agit de deux tableaux. Outre le rapport esthétique que je peux nourrir avec eux, ils sont pour moi d’une composition réflexive qui m’amène à penser la position sociale des travailleurs sociaux à autrui.

    L’un est le fameux tableau d’Hans Holbein le jeune, nommé « Les ambassadeurs », produit en 1533, dont le sujet est un double portrait. L’autre est une lithographie d’Ernest Pignon-Ernest …

     

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  • INTRODUCTION à « PHOTOGRAPHIE(S) : Être Travailleur Social aujourd’hui. Denis Buttin

    C’est alors qu’apparaît l’ouvrage « La chambre claire » (1980), qui nous occupe aujourd’hui,  objet définitif à partir duquel s’organise le présent rassemblement de textes. Le livre est écrit avec rapidité (entre le 15 avril et le 3 juin 1979 précisément). Il s’inscrit dans la continuité d’une période troublée pour R. BARTHES suite à la mort de sa mère, Henriette, le 25 octobre 1977. Le propos de « La chambre claire » est de comprendre si la photographie (entendue comme un cumul de signes) a « un génie propre, qui la distinguerait de la « communauté » des images » constatant d’emblée qu’elle « répète mécaniquement ce qui pourra plus se répéter existentiellement ». A la fois elle dit « c’est ça » et rien d’autre mais dans le même temps, elle convoque toujours quelqu’un ou quelque chose d’antérieure. La photographie appelle le sentiment : elle informe certes, elle re-présente bien sûr, elle signifie aussi mais elle donne envie surtout. Aussi avec « La chambre claire », R. BARTHES ambitionne de comprendre la photographie à partir du sujet, autrement dit à partir du fait que la photographie, « cette » photographie existe pour lui.

     

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  • Lettre à Daniel ARASSE – Jean Robin

    Daniel ARASSE,

     Votre nom a longtemps été pour moi, soit depuis le début de la mise en place du laboratoire Nicéphore, celui d’un historien d’art singulier, car non académique.

    J’ai ainsi été amené à travailler sur trois de vos ouvrages : Le détail : Pour une histoire rapprochée de la peinture ; Le sujet dans le tableau : Essais d’iconographie analytique ; et, On n’y voit rien. Ces livres m’ont permis de réfléchir à de nouvelles approches de la peinture en lien avec notre préoccupation centrée sur la question de la représentation.

    Et puis, le 19 janvier 2004, juste avant de me rendre à une réunion préparatoire à nos secondes journées consacrées à Michel de CERTEAU, j’ai appris votre mort, qui datait exactement du 14 décembre 2003. J’ai été surpris par l’émotion qui m’a alors saisi : il y avait, bien sûr, la tristesse d’apprendre la mort d’un homme dont la pensée m’importait ; mais aussi, ce sentiment d’étrangeté, lié au fait de l’apprendre avec un mois de décalage ; ce sentiment, habituellement, s’éprouve lorsqu’on est averti avec retard de la disparition d’un proche. J’ai su alors, que la lecture de vos livres m’avait certainement plus impressionné que je ne m’en étais douté. Et, ce qui se mit à prédominer, c’était la sensation douloureuse d’un dialogue interrompu. …

     

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  • Vive les fesses des femmes – Brigitte Joly

     

    Déléguée à la tutelle aux prestations sociales enfants depuis 1985, je commence une mesure, à l’automne de l’année suivante, dans une famille de Saint-Rambert en Bugey. Saint-Rambert est situé à l’entrée d’une vallée «sans brouillard » selon le panneau de l’entrée du village ; c’est surtout une vallée sans travail. Les usines de la Schappe sont fermées et les cités de logements ouvriers dites « cités Pierrefeu » sont louées aujourd’hui bon marché aux petites gens de la région : retraités, familles immigrées, quelques familles ouvrières et paysannes qui n’ont pas encore fui. Parking défoncé. Dans l’entrée-galerie, contre la montagne, une profusion de géraniums magnifiques ; Madame N. m’ouvre la porte d’un taudis de rez-de-chaussée, l’un de la dizaine que j’ai connue. Les murs sont totalement noirs d’humidité et de moisissure, un escargot progresse sur le mur de la pièce principale. Des monceaux de cartons, de linge, bloquent presque le couloir : on passe de côté. La cuisine salle à manger est entièrement bondée, encombrée, sur la table il y a les restes de plusieurs repas, vaisselle et os de côtelettes… Je me souviens très bien ; un bébé habillé de blanc, immaculé, est calé dans le canapé défoncé. Oui, je me souviens très bien.

     

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  • Aide médico-psychologique : un métier à découvrir, des professionnels à reconnaitre -Arlette Durual – Patrick Perard

    DURUAL Arlette, PERRARD Patrick

    Le métier d’AMP  s’est fortement développé durant ces dernières années, pour autant, qui peut dire en quoi il consiste ? Les auteurs ont souhaité ici dire la réalité de ce métier et participer à la valorisation des professionnels qui interviennent avec compétence auprès d’un public souvent grandement dépendant.